Sources Chrétiennes

Programme de recherche pour l'édition des textes chrétiens anciens

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Parution : Lectures de la Bible (Ier-XVe s.)

Vendredi 13 Octobre 2017 (Jour entier)

couverture Lectures de la BibleLectures de la Bible (Ier – XVème siècle)

Collection Album

656 pages - oct. 2017

49,00€

Quelle est l’histoire de la Bible ? Comment sa version actuelle est-elle parvenue jusqu’à nous ? Qui sont les hommes qui ont participé à la transmission et à la réception de ses textes ? Qu’est-ce qui fait d’elle un livre vivant, qui n’a jamais cessé de résonner dans l’histoire de la civilisation ?
C’est à ces questions que cet ouvrage se propose de répondre, tout au long d’un parcours à travers les interprétations que les Écritures ont suscitées dans le bassin méditerranéen, depuis les origines jusqu’au xve siècle. Il fait entrer le lecteur dans un monde où la Bible n’est pas encore un monument figé de la littérature, mais un ensemble vivant de textes qui, comme tel, appelle à une « interprétation infinie ». Depuis les rédacteurs de midrash jusqu’aux Pères de l’Église, en passant par les interprètes de l’époque abbasside et les théologiens
byzantins, ce sont les exégèses chrétienne, juive et musulmane qui sont traitées conjointement.
Chaque chapitre a été rédigé par un ou plusieurs spécialistes et comporte, outre un exposé théorique d’ensemble, de nombreuses illustrations, des encarts, des notes marginales ainsi qu’une bibliographie.
Laurence Mellerin, directrice-adjointe de la collection « Sources Chrétiennes », est responsable du projet BIBLINDEX, index en ligne des citations scripturaires chez les Pères de l’Église.

  • Dimensions : 185x240x41.5
  • ISBN : 9782204111652
  • Poids : 1985 grammes

Avec la collaboration de : Benoît Gain, Bernard Meunier, Bernard Outtier, Cyrille Aillet, Dominique Bertrand, Dominique Gonnet, Guillaume Bady, Guy Lobrichon, Jacques-Noël Pérès, Jean Massonnet, Jean Reynard, Jean-Noël Guinot, Judith Kogel, Laurence Mellerin, Laurent Basanese, Marie-Gabrielle Guérard, Marie-Hélène Congourdeau, Paul Mattei, Paul Payan, Philippe Luisier, Smaranda Marculescu, Sumi Shimahara

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Parution : Le livre scellé, Cahiers de Biblindex 2

Le livre est disponible sur le site de Brepols : http://www.brepols.net/Pages/ShowProduct.aspx?prod_id=IS-9782503577005-1

Ce volume est issu du séminaire qui accompagne le développement du projet BIBLINDEX, dont l’objectif est la constitution d’ un index des citations et allusions bibliques présentes dans les textes chrétiens de l’ Antiquité tardive et de ses prolongements médiévaux.

Après trois études principalement consacrées à Origène, le lecteur pourra découvrir un système de numérotation scripturaire proposé par Basile de Césarée, et, avec les Pères grecs, se demander ce qu’est devenu l’apôtre Mathias, ou encore si la notion de « prologue » johannique est pertinente. Lui sera alors présenté un parcours mettant en évidence la typologie du « Christ-Frère », puis une enquête sur la « chambre nuptiale » de Mt 25, 10. Les trois derniers chapitres portent sur le monde latin : l’usage des deutérocanoniques par Hilaire de Poitiers ; puis deux études, sur Augustin et Isidore de Séville, exploitant méthodiquement les citations bibliques.

Ainsi, ce recueil rassemble des études variées, qui donnent à voir les richesses de la lecture patristique des Ecritures et la diversité des méthodes modernes employées pour les mettre au jour. Nous sommes là au cœur des objectifs de Biblindex : entr’ouvrir, à l’aide des clefs que les Pères nous ont laissées, le livre scellé des Ecritures.

Table des matières

Avant-propos

Lorenzo Perrone, Un « ressourcement » inattendu : les nouvelles Homélies d'Origène sur les Psaumes dans le codex de Munich

Michel Fédou, Le Commentaire d'Origène sur l'épître aux Romains : Variations sur le concept de loi et sur la thématique Israël-nations

Françoise Vinel, Contourner le sens des Écritures : Origène, Augustin

Benoît Gain, Basile de Césarée : auteur de testimonia ?

Guillaume Bady, Les Douze ou les Onze (Actes 1, 15-26) ? Le destin de Matthias, apôtre oublié, chez Jean Chrysostome et les Pères grecs

Bernard Meunier, Le début de l'évangile de Jean. Approche critique selon Cyrille d'Alexandrie et quelques auteurs anciens

Michel Dujarier, La typologie du « Christ-Frère » dans la première Alliance selon les Pères de l'Église

Maxime Yevadian, Le grec de Jean Cassien

Émilie  Escure-Delpeuch, L'exégèse de Mt 25, 10 (parabole des dix vierges) chez les Pères des premiers siècles

Marc Milhau, À propos d'Hilaire de Poitiers et l'Écriture : les deutérocanoniques

Marie Pauliat, Les Sermones Mai 25 et Morin 7 d'Augustin d'Hippone, des Sermones in Matthaeum ?

Jacques Elfassi, L'exploitation des citations bibliques dans la recherche des sources : l'exemple d'Isidore de Séville

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Parution de la Vie d'Alcuin aux Études Augustiniennes

Alcuin (730?-804), conseiller de Charlemagne et figure majeure de la Renaissance carolingienne, devrait faire son entrée dans la collection des Sources Chrétiennes. Christiane Veyrard-Cosme a récemment fait paraître La Vita beati Alcuini (IXe s.). Les inflexions d'un discours de sainteté. Introduction, édition et traduction annotée du texte d'après Reims, BM 1395 (K 784) dans la Collection des Études Augustiniennes – Série Moyen Âge et Temps modernes (EAMA 54). Une publication que l'on peut saluer comme un heureux prodrome du premier tome des Lettres d'Alcuin que prépare acutellement Christiane Veyrard-Cosme pour les Sources Chrétiennes.
 

http://www.brepols.net/Pages/ShowProduct.aspx?prod_id=IS-9782851212870-1

Soirée du Centre Sèvres

Mercredi 06 Décembre 2017 - 19:30 - 21:30

Conférence sur Grégoire de Nysse, suivie de la présentation des volumes de Sources Chrétiennes parus en 2017.

Guillaume de Saint-Thierry (env. 1075 - 1148) : histoire, théologie, spiritualité

Lundi 04 Juin 2018 (Jour entier) - Jeudi 07 Juin 2018 (Jour entier)

Le rayonnement de Guillaume de Saint-Thierry, dans les Ardennes, en Champagne et en Belgique, mais aussi bien au-delà, n’est plus à démontrer : deux grands colloques ont déjà été organisés en France, respectivement en 1976 à Saint-Thierry[1] et en 1998 à Signy[2], pour mieux découvrir, outre l’archéologie de ses lieux de vie, sa personnalité et sa théologie.

Depuis cette date, l’édition de ses œuvres a progressé, puisque nous disposons aujourd’hui de textes critiques de qualité dans le Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis[3] ; des traductions dans les grandes langues européennes ont été réalisées[4]. En français, la plupart des textes sont parus dans la collection Sources Chrétiennes, et l’édition de tous ceux qui manquent encore est actuellement en chantier, laissant envisager la mise à disposition des Œuvres complètes en français à l’horizon de 2020[5]. De nombreuses études consacrées à Guillaume ont également vu le jour : citons entre autres, dans le seul domaine francophone, les études de M. Rougé, Doctrine et expérience de l’eucharistie (1999) ; de M. Desthieux, Désir de voir Dieu et amour chez Guillaume de Saint-Thierry (2006) ; de D. Cazes, La théologie sapientielle de Guillaume de Saint-Thierry (2009). Il est temps, vingt ans après le colloque de Signy, de faire le point sur les avancées réalisées, les zones d’ombre qui demeurent, et d’ainsi accompagner l’achèvement de la publication des œuvres

La biographie de Guillaume est désormais mieux établie[6], mais il convient d’approfondir l’enquête en ce qui concerne ses années de formation, de Liège à l’abbaye Saint-Nicaise, et l’histoire des monastères bénédictins rémois au xiie siècle[7]. La publication en français des documents relatifs au chapitre de 1131 permettra de revenir plus précisément sur son rôle d’abbé bénédictin et ses ambitions réformatrices au sein de l’ordre des moines noirs[8].

Ses relations avec Bernard de Clairvaux[9] méritent aussi d’être encore examinées : faut-il réévaluer la figure de Guillaume, conseiller théologique de l’ombre ? Dans la spiritualité cistercienne, on avait coutume d’opposer l’intellectuel Guillaume au docteur de l’amour Bernard. Grâce aux colloques récents consacrés à saint Bernard[10], il convient d’affiner cette perspective, et aussi de situer Guillaume par rapport à l’« intellectuel » Isaac de l’Étoile. Dans l’histoire de la spiritualité cistercienne d’une manière générale, ne faudrait-il être plus prudent avec les appellations ?

Par ailleurs, le rapport de Guillaume aux écoles de son temps, et sa connaissance des méthodes et controverses nouvelles[11], laissent encore ouvertes bien des questions : la parution dans Sources Chrétiennes de la Disputatio, inédite en français jusqu’ici, sera l’occasion de les reprendre. Les études abélardiennes ayant également beaucoup évolué ces dernières années, il faudra relire les écrits polémiques de Guillaume à la lumière d’une connaissance renouvelée de son adversaire.

Ajoutons que l’on manque d’une vue synthétique sur l’utilisation de la Bible par Guillaume : l’analyse des données préparées sur l’ensemble de son œuvre pour Biblindex, index en ligne des citations bibliques dans la littérature patristique, la rendra possible, et le colloque examinera aussi tout spécialement le Commentaire sur l’Epître aux Romains récemment publié en français.

Enfin, le colloque fera aussi une place aux sujets plus usuellement traités, car leur richesse les rend inépuisables : les sources de la pensée de Guillaume, ses lectures[12] ; sa spiritualité[13] et en particulier son interprétation du Cantique ; la postérité de sa théologie et de sa mystique[14], … Une section pourra de nouveau être consacrée à la question de ses méthodes de travail[15].

La synthèse bibliographique réalisée par B. Pennington puis P. Verdeyen jusqu’en 1998[16] sera réactualisée : le projet d’un carnet de recherche en ligne, dédié à Guillaume, sera évoqué.

Le colloque, en un troisième lieu certain de la vie de Guillaume, Reims, réunira des spécialistes internationaux de son œuvre et de l’histoire du xiie siècle cistercien. Il sera l’une des manifestations liées au 50e anniversaire de la reprise de la vie monastique sur la colline du Mont d’Hor, à Saint-Thierry.


[1] M. Bur (éd.), Saint-Thierry, une abbaye du vie au xxe siècle, Actes du Colloque International d’Histoire Monastique (Reims-Saint-Thierry, 11-14 octobre 1976), Saint-Thierry 1979 (= Coll. Saint-Thierry).

[2] N. Boucher (éd.), Signy l’Abbaye, site cistercien enfoui, site de mémoire, et Guillaume de Saint-Thierry, Actes du Colloque international d’Etudes cisterciennes, 9-11 septembre 1998, Signy 2000 (= Coll. Signy).

[3] Opera omnia : n°86, Commentaire sur l’Epître aux Romains ;87 : écrits sur le Cantique ; 88 : traités ; 89 : Oraisons méditatives, Miroir, Enigme ; 89A : œuvres théologiques de controverse avec Abélard ; 89 B : écrits relatifs à la vie de Guillaume.

[4] Voir P. Verdeyen, « Etat des travaux sur Guillaume de Saint-Thierry depuis 1976 », RScR 73.1 (1999), p. 18.

[5] Outre les œuvres parues de longue date – Commentaire sur le Cantique (SC 82, J.-M. Déchanet, 1962) ; Contemplation de Dieu (SC 61, J. Hourlier, 1959) ; Lettre d’Or (SC 223, éd. J.-M. Déchanet, 1976), Oraisons méditatives (SC 324, J. Hourlier, 1986), Miroir de la foi (J.-M. Déchanet, SC 301, 1982) –, les années 2010 ont vu la parution des Fragments de la Vita Prima de Geoffroy d’Auxerre, préliminaires au travail de Guillaume (SC 548, R. Fassetta) ; du Commentaire sur l’Epître aux Romains (SC 544 et 568, A. Baudelet, 2011 et 2014), de la Nature et dignité de l’amour (SC 577, R. Thomas, A. Baudelet, 2015). D’autres textes sont actuellement en cours de préparation et devraient paraître d’ici la fin de la décennie : parmi les œuvres exégétiques, le Commentaire bref du Cantique (A. Louf †, L. Mellerin, D. Cazes) ; parmi les traités, Le Sacrement de l’autel (P. Verdeyen, R. Thomas †, M. Rougé) ; La nature du corps et de l’âme (L. Mellerin, A. Baudelet) ; L’Enigme de la Foi (M. Corbin) ; les trois œuvres de controverse sont également attribuées : la Lettre à Bernard, la Discussion contre Pierre Abélard et la Lettre sur les erreurs de Guillaume de Conches (A. Louf †, D. Cazes, L. Mellerin, A. Noblesse-Rocher). Enfin, le frère R. Fassetta prépare l’édition très attendue de la Vita prima, et un volume rassemblant les Actes du chapitre de 1131, la Lettre du Cardinal d’Albano et la Vie de Guillaume paraîtra avant le colloque (L. Mellerin, P. Demouy).

[6] Cf. les mises au point biographiques de P. Verdeyen (Coll. Signy, p. 409-414 ; « La chronologie des œuvres de Guillaume de Saint-Thierry », CollCist 72 (2010), p. 427-440), l’édition de la Vita Willelmi (Coll. Signy, F. Lebrun, p. 437-459) ; D. Cazes ; « Guillaume de Saint-Thierry à l'épreuve du temps : Du silence à la redécouverte », Cîteaux 53 (2002), p. 5-32.

[7] Cf. la contribution de L. Milis (Coll. Saint-Thierry, p. 261-278).

[8] Son rapport aux courants monastiques et son rôle d’abbé (Coll. Saint-Thierry, A. H. Bredero ; B. Pennington, p. 279-298 et 351-362) ; sur le chapitre de 1131 (Coll. Saint-Thierry, S. Ceglar, p. 299-350 ; Coll. Signy, E.R. Elder, p. 487-504).

[9] Cf. sa contribution à la canonisation de Bernard (Coll. Signy, A. H. Bredero, p. 461-473).

[10] En 1990, « Saint Bernard et la philosophie » (dir. R. Brague, PUF, Paris 1993) ; en 2009 « L’actualité de Saint Bernard » (dir. A. Guggenheim, A.-M. Ponnou-Delaffon, Collège des Bernardins, 2010) ; en 2010, « Bernard de Clairvaux et la pensée des cisterciens » (dir. C. Trottmann, Cîteaux, Commentarii cistercienses, t. 63, 1-4, 2012).

[11] Cf. son rapport aux écoles, avec Abélard (Coll. Saint-Thierry, resp. J. Châtillon et P. Zerbi) ; avec Guillaume de Conches (Coll. Signy, M. Lemoine, p. 527-539).

[12] Cf. les contributions du colloque de Saint-Thierry sur livres et lecteurs (J. Leclercq, p. 101-112) ; les homéliaires (R. Etaix, p. 147-158), les livres liturgiques (J. Deshusses, p. 133-146), le chant (M. Dricot, p. 231-244).

[13] Son portrait spirituel, son vocabulaire (Coll. Saint-Thierry, resp. J. Leclercq, J. Chaurand, p. 413-428 et 363-374) ; sa spiritualité du travail manuel (Coll. Signy, D.N. Bell, p. 475-485) ; sa conception du corps et de l’âme (M. E. Henneau, p. 505-516) ; le rôle de l’Esprit Saint dans sa théologie (A. Rydström-Poulsen, p. 519-525 ; J. Delesalle, p. 589-595) ; sa christologie (E. R. Elder, p. 575-587) ; l’itinéraire spirituel du moine (M. Pfeifer, p. 597-608).

[14] Cf. la contribution sur la mystique flamande (Coll. Saint-Thierry, P. Verdeyen) ; celles sur les béguines rhéno-flamandes (Coll. Signy, E. Zum Brunn, p. 541-553), Marguerite Porète (L. Muraro, p. 555-563) ; Jean Gerson (B. P. MacGuire, p. 565-574).

[15] Cf. les contributions de F. Gasparri, P. Verdeyen, J. Chaurand (Coll. Signy, p. 613-655).

[16] Coll. Saint-Thierry, p. 443-454 ; Coll. Signy, p. 415-436. D. Cazes a déjà bien amorcé ce travail avec la bibliographie de son ouvrage, La théologie sapientielle de Guillaume de Saint-Thierry, Rome 2009, p. 851-887.

Michel Foucault, les Pères et le sexe

Jeudi 01 Février 2018 - 18:00

Colloque organisé à l'occasion de la parution du tome 4 de l'Histoire de la sexualité: Les Aveux de la chair.

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