Sources Chrétiennes

Programme de recherche pour l'édition des textes chrétiens anciens

Historique des bâtiments de la rue Sala

Historique des bâtiments de la rue Sala

historique rue Sala 1

I. 1806-1834

1806-1807

Quelques Clarisses, survivantes de l'abbaye de Sainte-Claire, dans le quartier d'Ainay, dispersées à la Révolution, acquièrent le 10 février 1806 un clos longeant à l'ouest la petite rue Sainte-Marie (créée au XVIème siècle ; aujourd'hui rue Saint-François de Sales).
Ce clos avait appartenu au monastère de la Visitation, qui s'étendait à l'est de la rue (sur son emplacement fut bâtie, en 1833, une gendarmerie). A l'ouest, il jouxtait le bâtiment et le jardin d'un hôtel particulier du XVIIIème siècle, l'hôtel Rochebaron. Au nord, à l'angle de la rue Sala, se trouvait l'ancienne maison de l'aumônier de la Visitation. Au sud, sur la rue Sainte-Hélène, trois petites maisons du XVIIIème siècle.

1807-1832

Les Clarisses adaptent et étendent leurs bâtiments de la rue Sala. Elles construisent une petite chapelle, perpendiculaire à la rue Sala. En 1822, elles élèvent le long de la rue Sainte-Marie et sur la rue Sainte­Hélène, un bâtiment avec cloître se prolongeant en équerre (tel qu'il subsiste). En 1833, elles élargissent leur domaine à l'ouest (dépendances et partie du jardin de l'hôtel Rochebaron).

1834

Le 11 mars, les Jésuites, qui jusqu'ici vivaient dispersés ou regroupés dans des appartements (rue des Marronniers et du Puy-d'Ainay [Adélaïde Perrin]), acquièrent, pour 214 000 francs, grâce à de généreux dons, l'hôtel Rochebaron, alors 14 rue Sala. Cet achat doit être régularisé, car il s'agit d'un bien d'émigrés. L'hôtel jouxtait les Clarisses. L'entrée sur la rue Sala (alors plus étroite) était encadré de dépendances en arc de cercle et donnait sur une cour précédant la façade avec perron. A l'opposé, la façade sud donnait sur un vaste jardin s'étendant jusqu'à la rue Sainte-Hélène ; le mur de clôture était percé d'un large portail (encore visible, mais muré, jusqu'à la construction de l'actuel gymnase). Il n'y eut pas de chapelle publique ; les Pères confessèrent et prêchèrent chez les Clarisses.

II. 1835-1866

1837-1838

Les Jésuites de la rue Sala (Hôtel Rochebaron) acquièrent à l'ouest de leur propriété, des jardins, dont une partie, alignée sur la rue Sala, leur permet d'élever un bâtiment de trois étages, avec chapelle au rez-de-chaussée et vaste bibliothèque. Celle-ci accueille le fonds, très considérable, acquis de l'abbé J.-B. Marduel et donné à la Compagnie par Madame Perrin, soeur de Pauline Jaricot et mère de deux Jésuites.

1839, 21 juin

Mère Marie-Josèphe Chavent, première supérieure des Soeurs du Bon Secours, acquiert, rue Sainte-Hélène, une maison jouxtant le jardin des Jésuites. La maison, dont les Soeurs avaient déjà loué le premier étage, appartenait à un marchand de vin. Elle n'avait pas de jardin, mais seulement une cour et des hangars.

1846

Les Jésuites vendent aux Soeurs du Bon Secours le reste des jardins acquis en 1837-1838, ce qui permet à celles-ci de s'étendre vers la rue Sala (où subsistent des maisons particulières).

1855

Grande alarme chez les Clarisses : le cardinal de Bonald vient leur annoncer qu'elles doivent se transporter sur la colline de Fourvière. Leur domaine serait cédé à leurs voisins, les Jésuites qui cherchent à s'agrandir et à bâtir une église. Le curé d'Ars approuve le projet puis se ravise. Les Clarisses placent une statue de saint Joseph au coin du mur de clôture que l'on s'apprête à détruire (voir plan : « S.J. »). La protection est efficace! Le projet est abandonné : un petit oratoire de briques est élevé en reconnaissance à saint Joseph (cet oratoire subsistera, mais avec une statue de la Sainte Vierge, jusqu'à la construction de l'actuel gymnase).

1864

A défaut du clos des Clarisses, les Jésuites peuvent acquérir un vaste emplacement du côté sud de la rue Sainte-Hélène. Il permettra d'édifier une résidence spacieuse, avec une grande église et une vaste bibliothèque.

1865, 11 avril

Les Jésuites vendent aux Soeurs du Bon Secours leur bâtiment annexe de la rue Sala, avec sa chapelle, telle qu'elle a été décorée par Pierre Bossan et bénite en 1 855, avec « ses trois autels, trois tableaux placés derrière le maître-autel, un tableau du Sacré-Coeur et un tableau de la Sainte Vierge ».

1866, printemps

Les Jésuites cèdent aux Clarisses tout leur domaine entre rue Sala et rue Sainte-Hélène. Ils ne reviendront rue Sala qu'en 1954 !

III. 1866-1878

1866

Les Clarisses n'ont pas plus tôt acquis la propriété des Jésuites que leur abbesse Mère Marie de Saint-Paul, personne infirme mais de grande autorité, entreprend de renouveler entièrement les bâtiments sur la rue Sala et à l'angle de la rue Saint-François de Sales (en conformité avec le nouvel alignement des façades). Un vaste quadrilatère serait fermé à l'ouest par une chapelle aux dimensions d'une église.

1868, 16 juin

Sur l'emplacement de l'hôtel Rochebaron rasé (il n'en subsiste aujourd'hui que les caves et le logis du gardien, adossé au bâtiment de Bon Secours), pose de la première pierre de la chapelle, édifiée par l'architecte Claudius Jamot. La construction est rapidement menée. On n'avait admis, par pauvreté, « ni dorures, ni peintures murales ; néanmoins certains embellissements de sculpture, que nous ne fûmes pas libres de supprimer, nous causèrent de la peine...L'architecte s'était montré plus jaloux d'observer les règles de son art que celles de nos saints fondateurs... Dieu veuille ne pas en être mécontent ! »

1869, 18 octobre

La chapelle, avec ses cinq autels, est consacrée par Mgr de Charbonnel, évêque capucin ; l'homélie est prononcée par Mgr Mermillot, orateur réputé. Deux dévotions allaient marquer ce sanctuaire, par la volonté expresse de l'abbesse : la vénération de l'Immaculée Conception, dont elle avait choisi le patronage de préférence à celui de sainte Claire ; l'adoration journalière du Saint Sacrement, obtenue après de longues démarches.

1870

Alors que les bâtiments d'habitation s'achèvent, les « communards » envahissent à plusieurs reprises la maison et fouillent caves et jardin à la recherche de trésors et d'armes ; ils ne découvrent que les ossements d'anciennes religieuses transférées du monastère des bords de Saône en 1866.

1871, 8 août

Mère Marie de Saint-Paul meurt saintement ; une longue notice lui est aussitôt consacrée. « Si vous saviez, avait-elle dit à une de ses filles qui la ramenait de la sainte communion ; si vous saviez à quoi j'ai pensé aujourd'hui devant le Maître ! Je me suis dit : Si ta bière pouvait être posée là, sous le maître-autel, que tu reposerais bien jusqu'au jour du réveil ! Mais je n'en suis pas digne. »
Ses filles se souvinrent de ce souhait, et leurs amis firent même plus qu'elles n'auraient voulu. « Le corps de notre très chère Mère fut embaumé, renfermé dans une chasse de plomb et déposé provisoirement à Loyasse », dans le caveau de la famille de Boissieu. Avec la permission du ministre de l'Intérieur, « une crypte particulière va être construite à l'endroit même qu'elle avait indiqué. C'est là que ses enfants reconnaissantes iront la trouver encore. » La translation eut lieu le 3 octobre 1871 .
Il revint à Mère Marie-Thérèse de Jésus, nouvelle abbesse, d'achever l'aménagement du monastère. « L'intérieur et la distribution des lieux réguliers restaient à faire. Ne pouvant contenter son amour pour la sainte pauvreté par rapport à l'extérieur des constructions nouvelles, elle contribua néanmoins de tout son pouvoir à conserver au-dedans la simplicité franciscaine. »

1876

Un essaim de Clarisses lyonnaises fonde le monastère de Lourdes.

1878, 17 septembre

Une jeune Clarisse de Lyon, Soeur Marie des Anges, est miraculeusement guérie à Lourdes. Comme ex-voto, une statue de Notre-Dame de Lourdes est placée à la clef de l'arc du chœur , du côté de la nef, avec en grandes lettres, sur l'arc : JE SUIS L'IMMACULEE CONCEPTION. (On devine encore cette inscription, difficilement effacée ; sur le pilier droit de l'arc reste inscrite la date du miracle).
Noter qu'à ce sommet de l'arc, l'architecte avait prévu de placer un grand Christ en croix accompagné de la Vierge et de saint Jean. L'abbesse s'y était refusée, par souci de simplicité. Plus tard, en 1893, on plaça au-dessus de Notre-Dame de Lourdes, un grand tableau provenant du couvent d'avant la Révolution et représentant sainte Claire arrêtant les Sarrasins, l'ostensoir à la main.

IV. Une visite au monastère Sainte-Claire

Nous avons laissé en 1869-1870, la chapelle et les bâtiments des Clarisses achevés et les aménagements intérieurs en cours. C'est le moment de faire le tour du monastère qui, par la suite, ne changera plus guère d'aspect.

Deux documents facilitent cette visite :

1) le plan commenté publié par A.Steyert en 1900 ;

2) le descriptif fourni aux acheteurs éventuels de l'immeuble, confisqué en 1905 (tout en restant occupé) et mis en vente par les Domaines en 1924.

La chapelle a déjà été décrite. Ajoutons quelques détails disparus aujourd'hui : la statue de sainte Claire au pignon de la façade (où subsistent les armoiries franciscaines), les vitraux de la nef, représentant les saints franciscains (seule subsiste la rosace de la façade, dédiée à l'Immaculée Conception, patronne de l'église), l'autel adossé à la grille du choeur et élevé seulement de deux degrés au-dessus du palier du sanctuaire.
Les deux premières sacristies du côté de l'entrée étaient hors clôture ; au fond de la seconde s'ouvrait une grille donnant sur la troisième, en clôture. A l'opposé, l'actuelle salle de rencontre était une autre sacristie ou salle de travail.

Sur la rue Sala

Le visiteur traversait un vestibule et une salle d'attente (équivalant à l'actuel vestibule) pour atteindre les parloirs. Il y en avait deux, orientés perpendiculairement aux parloirs actuels : celui de gauche (voir plan : « T ») ne communiquait avec l'intérieur que par le tour ; celui de droite (« P »), que par une grille.
Les deux étages étaient le domaine des soeurs tourières : le premier avec « salle de travail , réfectoire, cuisine et dépendances, lingerie, infirmerie » ; le second avec 8 cellules.

Le long du cloître, entre cour et jardin

Au rez-de-chaussée, en face de l'escalier ouest, s'ouvraient deux portes : à gauche, celle d'un vestibule donnant aussi sur la cour intérieure ; à droite, celle de « la chambre où la Mère reçoit ses soeurs ». A la suite le chauffoir. Enfin, plus grande, la salle du chapitre.
Le premier étage était occupé par l'infirmerie, au-dessus du chapitre, et par deux pièces annexes. Le second, par 14 cellules donnant sur un couloir central.

Sur la rue Saint-François-de-Sales

La partie moderne, avec le grand portail, était occupée, au rez-de-chaussée, par « 2 petites pièces servant de débarras et buanderie » ; à chaque étage par « 3 pièces ».
La partie ancienne, au rez-de-chaussée, comportait « une galerie fermée, éclairée par des fenêtres sur la grande cour, sur laquelle s'ouvrent 5 dépendances, telles que charbonniers, bûchers, etc... ». A chacun des deux étages, 9 cellules s'ouvraient sur un couloir, côté rue Saint-François-de-Sales.

Sur la rue Sainte-Hélène

Après l'escalier de bois et le vestibule, on trouvait le réfectoire (salle Sainte-Hélène ), un office et la cuisine (dont la grande cheminée a été détruite par l'actuelle cage d'escalier).
Le premier étage était occupé par le noviciat : « une salle de réunion, une salle de travail et dépendances ». L'actuel second étage n'était qu' « un comble élevé, utilisé comme étendage. »
Au-delà, mais sans communication, se trouvait la petite maison de l'aumônier (5, rue Sainte- Hélène), occupée par les Sources Chrétiennes jusqu'à 1968 ; détruite pour la construction du gymnase, avec l'oratoire qui s'y appuyait.

V. Cinquante ans de la vie des Clarisses

1901-1914

Les Clarisses ne se prêtèrent pas à la loi de 1901 sur les Associations et leur chapelle fut fermée officiellement (mais non effectivement) le 13 mai 1903. Se sentant constamment menacées, elles se préparaient à l'exil.
Ce fut pire après la loi de Séparation de 1905. La maison ne leur appartenait plus. Elles ne la quittèrent pourtant pas. Leurs amis leur conseillèrent en effet d'intenter un procès à l'État ! Le procès dura jusqu'à 1914. Il fut évidemment perdu, mais il leur avait permis d'éviter l'expulsion.

1914-1919

Sur l'offre même des Clarisses, un hôpital militaire (Hôpital Sainte-Claire) s'ouvrit dans le bâtiment donnant sur la rue Sainte-Hélène, avec une entrée au n°5. Des Clarisses assuraient le service et des Soeurs de Bon-Secours les soins. Plus question d'expulsion jusqu'après la guerre.

1923-1924

Les Domaines reviennent à la charge. Par jugement du 6 décembre 1923, le couvent est mis en vente pour 250.000 francs. Les enchères sont ouvertes le 8 août 1924. Entre-temps les fidèles amis des Clarisses avaient réussi à constituer une « Société immobilière du quartier d'Ainay »
reconnue le 4 octobre 1923, et à réunir les fonds nécessaires. Le couvent est adjugé à cette Société, moyennant une surenchère de 1000 francs.

1939-1952

Après les années de guerre et d'occupation très mouvementées pour le monastère, la vie reprend, mais les soeurs souffrent de plus en plus des bruits de la ville qui envahissent leur silence, ainsi que de la curiosité des voisins dont fenêtres et balcons plongent sur leur jardin. Un jour de kermesse au Collège, la vue que l'on avait sur le couvent du haut de la terrasse était devenue l'attraction n° 1 !
Déjà les religieuses rêvaient d'acquérir le domaine de Montcellard à Tassin. La chose devint possible en juillet 1950. Le 8 septembre 1952, toute la communauté quittait avec émotion la rue Sala habitée depuis plus de cent quarante ans. Mais qui prendrait la suite ? Les Franciscains, pressentis, avaient accepté, puis s'étaient dédits. Déjà les Jésuites s'étaient portés acquéreurs. Légalement, ce fut l'Association dénommée « Maison des Prédicateurs et des Missionnaires », formée d'amis de la Compagnie et reconnue le 28 octobre 1953, qui devint le nouveau locataire de la « Société civile et immobilière du quartier d'Ainay».

 

VI. La Résidence Saint François de Sales

1952-1954

Depuis le 3 octobre 1948, les Jésuites vivant au n°6 de la rue d'Auvergne formaient une communauté distincte de celle du Collège Saint-Joseph, mais sous le même patronage. Cette « Résidence Saint-Joseph » était devenue « résidence majeure » en 1950. Toutefois, vivant très à l'étroit dans une maison vétuste, la communauté aspirait à un espace plus vaste et plus habitable. Des tractations furent menées avec les Clarisses, désireuses de quitter la rue Sala. Les démarches aboutirent, nous l'avons vu, en 1952 et 1953.
Dès le 8 septembre 1952, les locaux étaient libres, mais il fallut presque deux ans pour qu'ils puissent accueillir la communauté. Les travaux se poursuivirent sous la direction du P.Charles Nicolet, Supérieur : élargissement des fenêtres des façades sud, groupement de deux cellules en une seule chambre sur ces mêmes façades, chauffage central, eau courante, douches....et grand nettoyage. En même temps, le P.Antoine Chaine transformait le jardin, devenu une forêt vierge. Pour qui venait de la rue d'Auvergne, la nouvelle Résidence apparaissait vanta, luminosa ac acre abundans.
La chapelle fut allégée de nombreux ajouts, sans compter les stalles et la grille. Son service ne fut pas interrompu : l'adoration du Saint-Sacrement se poursuivait tous les jours, sauf le dimanche, de 9 h30 à 18 h.30, avec toujours une assistance ; les confessions occupaient deux ou trois Pères chaque après-midi jusqu'à 20 heures.
C'est le 26 janvier 1954 qu'eut lieu le transfert officiel de la Résidence. Elle quitta alors le patronage de saint Joseph (demeuré celui du Collège) pour celui de saint François de Sales, dont la mort avait sanctifié ces lieux. Le P.Nodet, grand artisan du transfert, en demeura le Supérieur jusqu'en juillet 1955. 11 fut remplacé par le P.François Varillon qui, de 1955 à 1958, poursuivit les aménagements, notamment ceux de la chapelle, repeinte et dotée de vitraux colorés (1958) et d'un vaste autel de pierre (dont la table fut recoupée plus tard).

VII. Sources Chrétiennes, Noviciat et Communauté Saint Ignace

En 1986, l'abside de la chapelle a reçu de nouveaux vitraux, dont la maquette a été réalisée par André Bouler, s.j. Ils ont garni des baies qui étaient incolores ou aveugles. Entre 2007 et 2011, la maison de la rue Sala a été entièrement rénovée avec quelques modifications internes dont la suppression de la surélévation du chœur de la chapelle et l'aménagement de l'abside en chapelle. En outre, la maison du gardien de l'ancien hôtel de Rochebaron, en fort mauvais état, a été détruite. 

De 1956 à 1968, le secrétariat de l'Association des Amis de Sources Chrétiennes se trouve dans la petite maison de l'aumônier (5, rue Sainte-Hélène).

En 1969 est fondé l'Institut des Sources Chrétiennes. Il sera domicilié au 29 rue du Plat, 4e étage, dans des locaux loués à l'Université Catholique, pendant 40 ans. Le 23 mars 2009, il a retrouvé son bâtiment d'origine, le long de la rue Sala, dans des locaux entièrement refaits à neuf.

Au 20 rue Sala se trouve l'accueil de la Communauté, devenue désormais communauté Saint Ignace, et la Chapelle. Le noviciat de la Province de France de la Compagnie de Jésus s'est établi le 25 juillet 2011 dans le bâtiment qui est le long de la rue Sainte-Hélène.

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