Sources Chrétiennes

Programme de recherche pour l'édition des textes chrétiens anciens

À L’OCCASION DES 90 ANS DES ÉDITIONS DU CERF ET DU 600e VOLUME DE LA COLLECTION
PROMOTION DE 50% sur les volumes de Sources Chrétiennes (jusqu'au n° 584 inclus)
du 1er septembre au 30 novembre 2019

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Vente promotionnelle : 50% sur les volumes de la Collection Sources Chrétiennes jusqu'au n° 584

Dimanche 01 Septembre 2019 (Jour entier) - Samedi 30 Novembre 2019 (Jour entier)

À L’OCCASION DES 90 ANS DES ÉDITIONS DU CERF ET DU 600e VOLUME DE LA COLLECTION
PROMOTION DE 50% sur les volumes de Sources Chrétiennes*
du 1er septembre au 30 novembre 2019
* sur tous les volumes disponibles jusqu’au n°584 inclus
www.editionsducerf.fr

 

XXVIIe Rencontres de Patristique

Du Jésus des Écritures au Christ des théologiens. Les Pères de l’Église lecteurs de la vie de Jésus

Lundi 30 Septembre 2019 (Jour entier)

Du 10 au 12 juin 2020 auront lieu à l’Université Toulouse 2-Jean Jaurès les XXVIIe Rencontres de Patristique, organisées par Régis Burnet (Université catholique de Louvain), Régis Courtray (Université Toulouse 2-Jean Jaurès), Camille Gerzaguet et Jérôme Lagouanère (Montpellier 3-Paul Valéry) sur le thème « Du Jésus des Écritures au Christ des théologiens. Les Pères de l’Église lecteurs de la vie de Jésus ». Ce colloque est soutenu par l’Institut des Sources Chrétiennes et l’Institut d’Études Augustiniennes.

Présentation du thème
Pour parler de la foi chrétienne, les Pères ont volontiers recouru à des exposés concrets, s’appuyant sur la Bible et on ne peut qu’être frappé par la grande familiarité des Pères avec les personnages bibliques. Loin d’appartenir à un passé révolu, ces figures restent pour eux parfaitement vivantes et leur offrent un lieu de réflexion à la fois sur la vie chrétienne et sur les mystères divins. De tous ces modèles bibliques, Jésus en est sans conteste le paradigme. Les Pères de l’Église se sont ainsi attachés à expliquer les épisodes de sa vie pour en dégager des enseignements spirituels, moraux ou doctrinaux, soulevant de la sorte aussi bien des questions d’exégèse que de théologie. Alors que les évangiles restent notre principale source de renseignements historiques sur Jésus, la grande question qui s’est posée à la communauté chrétienne, dès le Nouveau Testament, fut de démontrer que le Jésus de Nazareth de la Bible est bien le « Christ » (le Messie attendu par le peuple juif). Et ils firent davantage : reprenant le vieux titre messianique de « Fils de Dieu », ils s’attachèrent à le prendre au pied de la lettre pour comprendre leur fondateur comme le propre fils de la divinité, et donc Dieu lui-même. Cette gestation s’est déroulée de manière complexe et souvent violente au cours des premiers siècles du christianisme : face à ceux qui s’interrogeaient sur l’humanité, la divinité et la cohabitation de deux natures humaine et divine en Jésus (docétisme, arianisme, nestorianisme, monophysisme…), les premiers écrivains chrétiens – les Pères de l’Église – ont relu et analysé les textes bibliques, élaborant des réponses théologiques qui furent par la suite présentées comme des « dogmes ». Si l’histoire de l’élaboration de ces dogmes est bien connue et a été maintes fois analysée, le< passage des données biographiques sur Jésus à l’élaboration théologique du concept de « Christ » à partir d’une analyse exégétique de l’Écriture mérite d’être approfondi. Il s’agira dans ce colloque d’étudier les pratiques discursives et exégétiques qui permirent aux premiers écrivains chrétiens de penser les points essentiels de la christologie à travers une lecture précise et attentive de la vie de Jésus.
Partant donc de la lecture que les Pères ont faite de la figure de Jésus (à partir des évangiles canoniques, apocryphes…), le colloque s’interrogera sur l’élaboration, parfois polémique, des différents éléments constitutifs du personnage théologique du Christ. Bien des aspects de la vie de Jésus participent à cette construction du Christ ; on peut ainsi citer tout ce qui concerne l’incarnation, l’enfance de Jésus, sa vie cachée, ses miracles et ses discours, le déroulement de sa vie « conformément aux Écritures », sa Passion et sa mort sur la croix « sous Ponce Pilate », sa descente aux enfers, sa résurrection, son ascension, son retour dans la gloire, le jugement des vivants et des morts… Ces recherches sur l’exégèse des Pères n’excluent évidemment pas les interprétations hétérodoxes (Porphyre, les manichéens…), qui, elles aussi, ont construit leur conception du Christ en se fondant sur les textes bibliques. La question peut encore se traiter par l’iconographie : comment la lecture et la méditation de l’Écriture ont-elles été mises en image pour construire un « type » qui mêle traits historiques et lecture symbolique ? Loin d’être tournées vers un lointain passé, les réflexions des Pères de l’Église continuent d’être actuelles comme l’illustrent les nombreux ouvrages, d’historiens, de philosophes, de théologiens ou d’historiens de l’art qui paraissent régulièrement sur Jésus, revenant toujours aux questions qui avaient été soulevées dès les premiers siècles par les Pères. Le colloque pourra s’élargir à cette actualité de la recherche.

Appel à communications
Les collègues souhaitant participer au colloque sont priés d’envoyer avant le 30 septembre
2019 un titre de communication avec un résumé de quelques lignes présentant le sujet proposé, à Régis Courtray (r.courtay[at]free[dot]fr).
Les communications porteront avant tout sur des sujets exégétiques plutôt que sur des
questions doctrinales (même si celles-ci ne sont naturellement pas à écarter du sujet). C’est bien l’exégèse des Pères que le colloque entend mettre au premier plan, comme source de tout argument théologique.

Organisation
Le colloque se déroulera à l’Université Toulouse 2-Jean Jaurès. Les frais de transport seront pris en charge par le colloque (sous forme de forfait) ; l’hébergement et la restauration seront assurés par les organisateurs.
Les communications dureront 30 minutes ; elles feront par la suite l’objet d’une publication (dans un ouvrage ou une revue).

Hieronymus noster: International Symposium on the 1600th Anniversary of Jerome’s Death

Mercredi 23 Octobre 2019 (Jour entier) - Samedi 26 Octobre 2019 (Jour entier)

The International Symposium on the 1600th Anniversary of Jerome’s Death, Hieronymus noster, will take place in Ljubljana, on October 23rd–26th, 2019, at the Slovenian Academy of Sciences and Arts. It is being organised by the Slovenian Academy of Sciences and Arts; the Universities of Ljubljana, Zagreb, Graz, and Warsaw; Central European University (CEU); International Network of Excellence “Europa Renascens”; DANUBIUS Project (Université de Lille); and the Institut des Sources chrétiennes.

 

Hieronyme, veni foras, “Jerome, come out,” Jerome himself wrote in his letter to a friend (Ep. 4), stating a personal desire addressed to God. His own call will provide the starting point of the international scholarly symposium in 2019, commemorating the 1600th anniversary of Jerome’s death. The encounter will highlight recent research trends related to Jerome’s life, to his opus, and to the reception of this ancient ascetic, Biblical scholar, biographer, traveller, epistolographer, theologian, exegete, satirist, and controversialist. The meeting will take place in Ljubljana, Slovenia, among the archaeological sites of Roman Emona from his letters (Ep. 11–12), whose genius loci remains influenced by the proximity of Jerome’s birthplace, Stridon. While the exact whereabouts of Stridon remain unknown, an excursion will be offered by symposium’s organizers in order to discuss some of its potential locations. The conference will be interdisciplinary and will present Jerome in the light of the latest discoveries; its particular focus will be the archaeological finds of Christian Emona from 2018. The papers invited will consider – but will not be limited to – researching Jerome within the framework of historical context, archaeology, biblical exegesis, patristics, classical philology, and theology.

Papers will be published in Bogoslovni vestnik: Theological Quarterly – Ephemerides theologicae, and in Keria: Studia Latina et Graeca.

 

Organizing Committee

Pablo Argárate, Institute of Ecumenical Theology, Eastern Orthodox Church and Patrology, Faculty of Catholic Theology at the Karl‐Franzens‐University Graz

Ivan Bodrožić, Department of the History of Christian Literature and Christian Teaching, Catholic Faculty of Theology Zagreb

Jan Dominik Bogataj OFM, Patristic Institute Victorinianum, Ljubljana, secretary

Rajko Bratož, Slovenian Academy of Sciences and Arts

Alenka Cedilnik, History Department, Faculty of Arts, University of Ljubljana

Antonio Dávila Pérez, Department of Classical Philology, University of Cádiz – International Network Europa Renascens

Laurence Mellerin, Institut des Sources chrétiennes (HISOMA‐UMR 5189 research centre)

Dominic Moreau, DANUBIUS Project (Université de Lille/HALMA‐UMR 8164 research centre)

David Movrin, Department of Classical Philology, Faculty of Arts, University of Ljubljana

Elżbieta M. Olechowska, Faculty of Artes Liberales, University of Warsaw

Katalin Szende, Department of Medieval Studies, Central European University in Vienna

Miran Špelič OFM, Patristic Institute Victorinianum, Faculty of Theology, University of Ljubljana, president of the committee

Rafko Valenčič, Faculty of Theology, University of Ljubljana

Prédication et sacrement(s)

Vendredi 18 Octobre 2019 (Jour entier) - Samedi 19 Octobre 2019 (Jour entier)

Parmi les notions élaborées dans la théologie chrétienne, celle de sacrement est l’une des plus riches. Comme l’indique le terme grec mysterion, elle s’enracine dans la considération de l’ensemble du « mystère » chrétien : l’acte par lequel Dieu se communique à l’humanité, et les moyens concrets par lesquels s’opère cette communication. Si toute la réalité créée peut d’une certaine manière servir de signe, les mots sacrement et mysterion désignent plus spécifiquement des actes rituels déterminés, où l’œuvre de salut se réalise de façon exemplaire. Néanmoins, ce terme peut renvoyer de manière plus large à d’autres types de médiation entre Dieu et l’humanité, par exemple l’Écriture et l’Église.  

La prédication, de son côté, est pensée par ses acteurs comme un lieu où l’effort humain vise un résultat qui excède les capacités humaines. Il s’agit en effet d’une prise de parole soumise à toutes les règles du langage et de l’éloquence mondaine, mais qui ambitionne de changer le cœur de l’auditeur, voire de contribuer à son salut. Cette exigence d’efficacité et le cadre rituel dans lequel elle se déploie amènent à envisager un rapprochement entre la notion de sacrement et la pratique de la prédication : la notion de sacrement développée dans la théologie antique et médiévale est-elle de nature à éclairer la prédication, comme acte liturgique et comme lieu de production de corpus littéraires.

Une première journée d’étude (ENS de Lyon, 16 juin 2018) a permis d’atteindre deux résultats. D’une part, plusieurs auteurs anciens étendent leur perception de la sacramentalité à l’Écriture sainte, mais aussi à sa proclamation et à son commentaire liturgique ; de plus ils n’hésitent pas à faire de la prédication un moyen de salut et un lieu où Dieu lui-même agit sur l’auditeur. D’autre part, le statut accordé à la prédication a des répercussions sur le statut institutionnel du prédicateur, clerc ou laïc, et par conséquent sur les rapports d’autorité et de pouvoir au sein de l’Église – rapports qui, à leur tour, ont un impact sur la perception de l’acte homilétique.

Ces pistes permettent d’envisager une rencontre de plus grande ampleur, où des chercheurs de différents domaines (philologie, histoire des pratiques religieuses, histoire des idées…) se retrouveront dans une perspective ouverte, tant sur le plan des époques visées (de l’Antiquité jusqu’aux Temps modernes) que des sphères culturelles (christianismes grec et latin, autres traditions religieuses).

Les interventions approfondiront un ou plusieurs des axes suivants :

  • Comment les textes sur la prédication et les pratiques homilétiques reflètent-ils le caractère sacré que les auteurs lui attribueraient ? Ces descriptions s’éclairent-elles par le recours à un vocabulaire sacramentel ? Évoquent-elles les effets de la prédication (en termes de conversion, de sanctification, de salut, d’édification de l’Église) ? Les textes conservés traduisent-ils concrètement cette prétention à transformer la vie des auditeurs et des communautés ?
  • À quel(s) sacrement(s) ou gestes cultuels la prédication est-elle associée, que ce soit dans les textes (par des comparaisons explicites ou implicites, spécialement mais non exclusivement au sacrement de l’eucharistie) ou dans les pratiques (prédication pré-baptismale, prédication accompagnant le ministère de confession, prédication introduisant à l’eucharistie…) ?
  • Quels sont les acteurs de la prédication (évêques ou prêtres, clercs ou laïcs, hommes ou femmes…) et de quelle autorité sont-ils revêtus ? Est-ce la conception de la prédication qui conditionne le choix de ses ministres, ou bien les enjeux de pouvoir associés à la prédication qui conditionnent le statut de celle-ci – notamment son exclusion du septénaire médiéval ?

Congrès du GIS Religions sur la tradition

Mardi 08 Octobre 2019 (Jour entier) - Jeudi 10 Octobre 2019 (Jour entier)

Congrès du Groupement d'Intérêt Scientifique Religions.

À 9h15 le 10 octobre à la Maison Internationale des Langues et des Cultures, 35 rue Raulin, Lyon 7e, conférence de Guillaume Bady : « Retour aux sources ou recours aux sources ? Réflexions sur les Sources Chrétiennes autour du 600e volume de la collection ».

Plus d'informations sur cette page : http://gis-religions.fr/actualites/2019-congres.

Intervenant(s): 

Les Pères de l'Eglise et les esclaves

De la libération spirituelle à la réflexion sociétale : paradoxes et évolutions autour de l'esclavage durant l'Antiquité tardive

Vendredi 04 Octobre 2019 (Jour entier) - Dimanche 06 Octobre 2019 (Jour entier)

1848 : 170 ans se sont écoulés depuis l'abolition de l'esclavage, fruit d'une reconnaissance collective des droits universels de l'homme, qui rend d'autant plus insoutenables les persistances des formes modernes de l'esclavage. On peut s'étonner aujourd'hui de la lenteur de cette prise de conscience, mais c'est oublier à quel point l'esclavage a constitué une structure indispensable à la pérennité de nombreux systèmes économiques mais aussi sociaux et politiques. L'Empire romain était lui-même largement tributaire de ce type d'organisation.
Pourtant les travaux historiques sur ce phénomène dans l'Empire ne cessent de mettre en lumière des paradoxes : la privation totale de liberté coexiste avec des missions confiées à des esclaves en totale autonomie ; des traitements d'une cruauté indicible voisinent avec des relations d'amitié envers des esclaves estimés ; les révoltes d'esclaves maltraités côtoient des esclaves finalement plutôt satisfaits de leur sort et ne souhaitant pas l'affranchissement…
Notre colloque cherchera à éclairer les paradoxes qui surgissent également de la littérature chrétienne de l'Antiquité Tardive à ce sujet ; si Paul de Tarse proclame « Baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : il n' y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre… » (Gal 3, 28), remettant en cause les fondements mêmes de l'esclavage au regard de la théologie du salut, il prêche aussi la résignation aux esclaves et la bonté aux maîtres (Col 3, 22-4, 1, Phil 1, 10-19 ) comme s'il n'envisageait pas de pouvoir contester son maintien effectif. La libération de l'esclavage ne peut-elle se concevoir que de façon spirituelle pour le christianisme antique ?
Lors de ce colloque, il s'agira bien sûr d'enrichir nos connaissances sur le statut des esclaves au regard de la foi chrétienne primitive, mais également de mesurer comment, fils de leur temps, certains Pères ont reproduit les catégories de pensée de leur époque alors que d'autres ont effectivement contribué à l'amélioration du sort des esclaves ; comment certains auteurs chrétiens sont-ils passés de la réflexion théologique à des conséquences pratiques et concrètes (rachats d'esclaves, affranchissements par testament...) ? Des liens explicites existent-ils avec la frange profane déjà prête à ce saut qualitatif ? Finalement c'est le mécanisme complexe de la participation du christianisme à un changement de société qui sera interrogé à travers cette question.

 

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